THOMAS SANKARA
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• La mort de Thomas Sankara / le 15 octobre 1987 vu par...
Colonel Gilbert Diendéré
« Sankara, Compaoré et la révolution burkinabè »
Ludo Martens, 1989, p.64-65
Voix : Jack
2010 © Christophe Cupelin
Notre réaction a été qu'il fallait arrêter Sankara, avant que l'irréparable ne se produise. La décision a été prise dans un climat général d'inquiétude proche de la panique. Nous n'avions pas vraiment le choix. Nous n'avons jamais pu croire que Sankara allait s'en prendre à ses trois compagnons.
Blaise était à la maison, malade. Nous n'avons pas voulu le prévenir parce que nous savions qu'il ne serait pas d'accord pour arrêter Sankara. C'était une décision grave, mais il faut imaginer la panique qui régnait à ce moment parmi les soldats.
Nous savions que Sankara avait une réunion au Conseil à seize heures, et nous avons décidé d'aller l'arrêter là-bas… Peu après seize heures, la Peugeot 205 de Sankara et une voiture de sa garde sont arrivées devant le pavillon ; une deuxième voiture de la garde est allée stationner un peu plus loin. Nous avions encerclé les voitures.
Sankara était en tenue de sport. Il tenait comme toujours son arme, un pistolet automatique, à la main. Il a immédiatement tiré et tué un des nôtres. À ce moment, tous les hommes se sont déchaînés, tout le monde a fait feu et la situation à échappé à tout contrôle…
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